rap algerie

Un jeune Soukahrasien et bonoîs âgé de 23 ans, très ambitieux est considéré comme la racine de rap algérien, son surnom c'est Gangboy. Il représente le jeune algérien et la vie en Algérie généralement car il a choisi des sujets de réalité de notre vie quotidienne mais il les transforme a des belles chansons que vous allez l'aimer. J'ai l'honneur de vous représenter ce jeune Karim.
Groupe : FFA Album : Chkoun Kan Igoul Distributeur national : Dounia Edition Production : Youss. Année : 2006 Au moment ou les sorties d'albums rap en Algérie sont comptées sur les doigts d'une seule main, FFA, un groupe méconnu des fans du rap DZ débarque avec un premier album intitulé « Chkoune Kan Igoul » signé chez DOUNIA. Une sortie inattendue vraisemblablement due à une absence de promotion préalable et aux ambiguïtés qu'entouraient la naissance de Freedom For Algeria. Seconde surprise (et quelle surprise !), la présence de l'excellent Youss sur les refrains de la totalité des titres d'autant plus que c'est lui qui prend le pari de produire le groupe. Une fois de plus, l'ex-Dark Man prouve qu'il a acquis toute la maturité requise à prendre en main le volet technique de sa musique. Une autre confirmation outre que son solo sorti courant l'année 2006. L'omniprésence du producteur sur ce skeud n'est cependant pas pour occulter les participations de DeyMed en guest rappeur allégrement servi en entrée et du Rai-man Cheb Hmida sur le subtil et très plaisant mélange reggae-rai « Ya Lemima ». D'ailleurs l'album est bien épicé et porté par des productions colorées. Un pur cocktail de Soul, de reggae, d'R'n'B et de Rai ; exception faite pour les titres « Rap Alger », « Khalouni Fi Hali » et « Chkoune Kan Igoul » où on leur reconnaît bien les influences sudistes US. Plusieurs écoutes minutieuses et comparatives nous permettent, finalement, de bien déceler la signature du producteur basée sur un jeu de basse sobre mais saisissant marié à une boucle de guitare électrique. Cette dernière, autant qu'on puisse juger, est pour Youcef Seddas ce qu'est le piano pour le ”Docteur des Beats”. Son statut de Beat-Maker montant ne l'empêche pas pour autant d'exposer son talent inouï de chanteur. Epoustouflant est le moins que l'on puisse dire de son refrain sur le titre éponyme et single de l'album « Chkoune Kan Igoul ». Une ambiance Dirty South qui démontre encore une fois son oreille très scrutatrice. Par ailleurs, « Dar Zman » est inéluctablement le morceau ou l'on ressente la présence et l'implication de chacun. Moh Black est à l'apogée de son flow grâce à la justesse de son ton et à son placement rythmique judicieux. Seule fausse note, l'instru R'n'B va à l'encontre du thème. Autre mauvais point, le track « Rap Alger » est jugé assez vaniteux et d'un ego hypertrophié poussé un peu trop loin surtout qu'un ”pseudo mc” a eu le culot de lancer une mise en garde (E'Rap Machi Lik, Lina ! / W'ehna Mokh El Hedra !) estimée gratuite car inutile et injustifiable. Le crew manque parfois d'originalité et d'inspiration quant aux sujets abordés. L'exil est un thème récurrent souvent accaparé par les chansons rai. Le refrain de Youss sur le titre « Rouht Ou Wellit » confirme la thèse. La recherche des mots et l'effort conceptuel des expressions sont absents dans pas mal de morceaux ce qui déçoit un peu quand on est habitué à un Moh Black assez créatif et inspiré dans ses textes. Ceci dit, il réplique avec un flow (souvent étiqueté de celui de Rabah MBS) évolutif et intelligemment adapté au thème et à l'ambiance du morceau et il le prouve bien notamment sur le titre « Dar Zman ». Malheureusement, l'opus est entaché de quelques imperfections techniques à l'image des samples trop répétitifs ou bien les scratchs mal exécutés, et thématiques car à première écoute on a l'impression que la formation sombre tantôt dans la moralisation (Chkoune Kan Igoul), tantôt dans le récit ”plaintif” de phénomènes et fléaux sociaux (Sabrine). Au final, en guise d'un insuffisant huit-pistes qui nous laisse à notre faim, on a eu droit à un bon produit dans l'ensemble plutôt ”radio-friendly”. Youss au niveau comme d'habitude et Moh Black, malgré tout, fidèle à son style. L'opus aurait pu porter le nom de ces deux artistes car, et il faut l'admettre, les autres ”invités” ne sont là que pour faire de la figuration. On a le sentiment à la fin d'avoir en notre possession un disque bâclé et facile... L'auditeur mérite mieux. 1-rapalg.feat dey med 2-chkoun kan igoul 3-rouht ou wellit 4-khalouni fi hali 5-ha lamima 6-dar zman 7-sabrine 8-zawali